
Au bout de l’Île Saint-Louis, une place calme d’un charme émouvant a reçu le nom d’un personnage digne de tous les mépris : Louis Aragon.
Parmi ses méfaits, une strophe cachée d’une chanson célèbre, « Il n’y a pas d’amour heureux ». Brassens, le chanteur ostensiblement anarchiste a mis de la musique sur les mots du stalinien parfois qualifié de poète. Par malice ou par charité, il a omis une strophe qui mérite d’être connue, ne serait-ce que parce qu’elle donne tout leur caractère aux vers d’Aragon, tout leur parfum patriotique, en phase avec la ligne du Parti Communiste Français qui voulait se laver des horreurs du pacte gernano-soviétique.
Voici ce mélodramatique acte de foi.
« Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux »
Louis Aragon, La Diane Française (1946)
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Novembre 2023

