A .XV. cols l’ad fraite e perdue

La chanson de Roland

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

La bataille est merveilleuse et confuse!
Le preux Roland ne s’en effraie pas,
Tant que le bois dure, il va de l’épieu.
À quinze coups, il le rompt et le perd.
Il tire alors Durandal, son épée.
Il éperonne et va frapper Chernuble

La chanson de Roland (3e édition)
traduite du vieux français par Adolphe d’ Avril
Librairie de la Société Bibliographique
Paris
Rue de Grenelle, 35
1877
Page 106


A .XV. cols l’ad fraite e perdue

après quinze coups il l’a brisée et détruite

La bataille est merveilleuse e cumune.
Li quens Rollant mie ne s’asoüret,
Fiert de l’espiet tant cume hanste li duret ;
A .XV. cols l’ad fraite e perdue ;
Trait Durendal, sa bone espee, nue,

Sun cheval brochet, si vait ferir Chernuble.

La bataille est merveilleuse ; elle tourne à la mêlée. Le comte Roland ne se ménage pas. Il frappe de son épieu tant que dure la hampe ; après quinze coups il l’a brisée et détruite. Il tire Durendal, sa bonne épée, toute nue. Il éperonne, et va frapper Chernuble.

La Chanson de Roland
Laisse 104, vers 1 320 à 1 325
Traduction par Joseph Bédier
Texte établi par Joseph Bédier, H. Piazza, 1922


Bibliothèque de la Pléiade

La bataille est étrange et générale.
Le comte Roland dédaigne le danger,
frappe de l’épieu tant que la hampe dure ;
en quinze coups l’a brisée et perdue,
tire Durandal, sa bonne épée, nue,
pique son cheval et va frapper Chernuble.

La Chanson de Roland
Poètes et romanciers du Moyen Âge
Bibliothèque de la Pléiade
Édition établie et annotée par Albert Pauphilet
Page 56


Très vaillant est Charles de France douce ;
l’amiral ne le craint ni ne le redoute.

Page 113


C’est pourquoi je juge : qu’il soit pendu et tué
Comme félon qui a fait félonie.

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