
J’ai le temps. Je vous le donne au moment-même où vous me regardez : vous songez à ces années passées. Vos mouvements vous ont masqué les heures et les jours que vous me donniez à moi, l’immobile réceptacle du temps que vous avez fabriqué. Votre patience introuvable, je l’ai recueillie. Prenez-là et savourez !
Tout est là, pour vous, devant mon front impassible. Vos rires d’enfant, vos jeunes baisers, vos enthousiasmes adultes, vos regrets.
Je vous offre votre vie.
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