
Je contemple cet enfant qui trotte parmi les gens de la rue. Je revois d’autres enfants, d’une autre génération. C’était pendant la guerre d’Algérie. Des morts faisaient partie de leur paysage intime. Ces gamins, pour certains d’entre eux, avaient vu des traces de sang sur le trottoir. Règlement de compte entre MNA et FLN, disait-on.
Il y avait aussi les nuits bleues de l’OAS. Grandes lettres tracées à le peinture persistante, sous mes yeux nocturnes.
Aussi ces annonces à la radio pour les militaires en Algérie. « Pour mon fiancé Francis, à Constantine. Perle de Cristal, par André Verchuren, en souvenir du bal de notre rencontre. Josiane. »
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