J’entends la pharmacienne d’en face…

J’entends la pharmacienne d’en face vanter les médicaments génériques. Elle n’a pas perçu les dangers que ces succédanés (en allemand : Ersatz) lui font courir, à elle-même, en tant que pharmacienne, au bout de la chaîne de cette industrie. 

Je sais quant à moi ce que valent certains de ces substituts, fabriqués au rabais. Je sais qu’il ne suffit pas que la « molécule active » soit présente dans le comprimé pour qu’elle soit assimilée par l’organisme vivant du patient et que la galénique a autant d’importance que le principe actif. 

Je sais aussi que les gouvernements ont décidé que les génériques sont automatiquement aussi efficaces que les médicaments princeps, au moment où ils ont voulu trouver une nouvelle source d’économie sur les prestations de l’Assurance maladie. Ces prestations, financées par les cotisations sociales, représentent des milliards qui échappent au circuit capitaliste normal. Dans une société où les possédants ont le pouvoir effectif, il est anormal que de telles sommes échappent à la rotation rapide du capital et que seule l’industrie pharmaceutique et les professions de santé en tirent profit. 

La pharmacienne d’en face est dans le collimateur. Elle s’agite sans savoir que le viseur ajuste son tir pour que la santé des banquiers soit préservée.

Stylo

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